La situation est-elle grave ? « Effectivement la situation est gravissime, les acteurs traditionnels du marché, membres du Syndicat de l’éclairage et du Syndicat du luminaire ayant à faire face à une concurrence déloyale de la part d’opérateurs généralistes en CEE.
En quoi cette concurrence est-elle déloyale ? « Dans la plupart des cas, les produits distribués sont non conformes aux réglementations et leurs caractéristiques sont souvent inexactes. De surcroît, les opérateurs ne sont pas à même d’assurer une garantie ou une réparation.
Mais il y a encore plus scandaleux ! En effet, les kWh CUMAC (1), délivrés par cette fiche, dépendent de la puissance en Watt des luminaires installés, afin de maximiser leurs gains en CUMAC. En conséquence, des opérateurs indélicats installent des puissances supérieures aux puissances initiales. C’est donc le monde à l’envers! Alors que le dispositif est conçu pour générer des économies d’énergie, il accroît la consommation d’énergie électrique des clients. Bravo!
Quelle est la position des syndicats ? Que comptent-ils faire ? Le Syndicat du Luminaire et le Syndicat de L’Éclairage ont créé un Groupe de Travail commun dédié à ce sujet. Une position doit être arrêtée, et validée ensuite par les instances de nos organisations professionnelles, lors de la réunion du 9 février organisée en fin d’après-midi. Avec quel objectif? Rencontrer de façon urgente la DGEC (Direction Générale de l’Industrie et du Climat) en charge de ce dossier au Ministère de la Transition Écologique.
(1) Rappelons que le kWh CUMAC représente l’unité de mesure des économies d’énergie réalisées par les acteurs de la transition énergétique dans le cadre des CEE
NDLR: l’union fait la force. La Lettre Lux a déjà largement évoqué les négociations engagées entre le Syndicat de l’Eclairage et le Syndicat du Luminaire afin d’aboutir à la création de la Fédération de l’Eclairage et du Luminaire. La Commission commune, chargée d’étudier l’un des problèmes majeurs perturbant, actuellement, les marchés de l’éclairage, ne confirmerait-il pas que “l’union fait la force“? Ce qui est indispensable dans le difficile contexte que traverse la profession.