De l’éclairage circadien au HCL : l’Integrative lighting

Le 30 octobre dernier, à l’occasion du 9e colloque « Éclairage » organisé par l’ARMIR (Association rayonnement mesure industrie recherche), au sein de l’Université Technologique de Troyes, deux experts membres de l’AFE, Richard Caratti- Zarytkiewicz et Jean-Jacques Ezrati, ont avancé un nouveau concept, l’Integrative lighting, portant sur l’éclairage circadien, la perception visuelle et la conception lumière. Résumé.

Deux articles, l’un publié, en octobre 2020 dans la revue Lighting Research and Technology et l’autre, en janvier 2021 dans Frontiers in Neurology, représentent une opportunité de réflexion concernant le thème du Human Centric Lighting (HCL). En le traitant sous l’angle, proposé par Commission internationale de l’éclairage, de l’Integrative lighting ou éclairage intégratif. « Via la maîtrise de l’éclairage, cette réflexion incite à (re)parcourir la question de la conception lumière et du bien-être dans le cadre d’un environnement construit, modifié et habité », estiment Richard Caratti-Zarytkiewicz et Jean-Jacques Ezrati.

LES RÉPONSES LUMIÈRE COMME PRATIQUE ARCHITECTURALE

Le thème du Human Centric Lighting (appelé aussi éclairage circadien ou anthropocentrique) a été traité de nombreuses fois au cours de ces dernières années, de manière parfois incomplète. C’est la rançon à payer pour un discours ayant rejoint ou effleuré tous les auditoires, en particulier ceux sensibles avant tout à l’aspect technologique du sujet.

Il convient aujourd’hui de compléter l’exposé de ce principe par une réflexion portant sur l’importance de l’équipe de conception dans la qualité de sa mise en œuvre. L’envergure de sa mission doit être envisagée, en termes de pratique, de formation, et de conception du protocole d’évaluation au cœur même du milieu concerné. C’est à cette condition que le contenu et les effets des réponses lumière apportées seront en mesure de constituer un cadre pérenne au plein exercice des fonctions visuelles et non visuelles (fonctions d’éveil et cognitives, la réparation dérivant du bien-dormir), susceptible de s’imposer définitivement comme une pratique architecturale.

Cette approche intégrative, dans le projet lumière, lie la prise en compte de la condition non visuelle de l’Humain, à sa condition visuelle.

CONSIDÉRER LA CONDITION NON VISUELLE DE L’HUMAIN

La réflexion présidant à l’acte d’éclairer un environnement bâti ou modifié par l’homme se développe le long de la pensée architecturale. C’est la raison d’être du processus dialectique inhérent à toute réalisation, en- gageant la participation tant du concepteur lumière, de l’architecte que de  l’utilisateur final. Aujourd’hui, se développent les connaissances